Short cuts…

1 décembre 2009

Une nouvelle réforme est entrée en vigueur pour tenter de maîtriser les tenues des lycéens, devenues indécentes selon certains. Mais qu’est-ce qui est glamour ? Sexy ? Vulgaire ? A vrai dire, la question continue d’exister dans beaucoup de garde-robes même après le lycée, parce que s’habiller, c’est chercher à susciter ce qu’il y a de plus subjectif : une réaction. Alors oui, on récolte plus de « ouech mademoiselle » en se baladant en minijupe qu’en salopette xxl (quoique…), le problème n’est pas dans la minijupe mais bien de le « ouech mademoislle » et sa suite : le risque induit par la réaction.

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Une vitrine ne donne pas nécessairement droit au libre accès, c’est peut-être là qu’il faut placer l’intransigeance ? Est-ce la solution de faire croire à une jeune fille qu’elle est vulgaire plutôt que de punir ceux qui ne sauront pas se contrôler en la voyant? Je ne suis pas sûre. Tout comme je ne suis pas sûre du côté recevable d’un tel débat de protection et de prévention, quand la société même, fonctionne désormais autrement, quand la tendance de la vie est à la surexposition ? Où sont les limites ? Quelles sont les nouvelles sphères quand on est facebook friend avec son boss, son mec et son père, que tous trois laissent des comments côte à côte ? Finalement, en mettant tout à disposition, on ne donne plus grand-chose à se faire renvoyer à la figure, on est intégralement ce qu’on montre et vice versa. Mais tout ça, cette transparence, n’est-ce pas la définition même de la disparition du désir ? La principale conséquence de cette disparition du dévoilement progressif est en effet dans le couple.

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Avant, on prenait le temps de se séduire dans l’apparence et le temps, aujourd’hui c’est ici &maintenant, like&comment. L’endurance de l’enthousiasme amoureux tient à la capacité à répondre dans l’heure à un sms sans réel contenu clair. Soudain les phrases reviennent : « Je lui ai envoyé « comment ça va » hier, pas de réponse, je lâche l’affaire », « j’ai trop déconné, j’ai pas mis de « s » à « bisou » à la fin d’mon sms », comme si ça avait un réel sens dans un langage amoureux qui fonctionne… Avant on s’écrivait des lettres, on attendait des réponses, on attendait un appel sur un fixe une semaine ou deux, et le temps était le prix basique à payer.

Le problème au lycée, ce n’est pas tellement qu’on n’apprend plus aux jeunes à s’habiller, mais à faire fantasmer correctement, pénurie de cours de séduction civique, de sciences naturelles de désir… Peut-être qu’au lieu d’une interdiction du symptôme, le retour à la satisfaction commence par travailler sur la cause, élargir le monde des possibles de l’habillage des relations en montrant que le plaisir peut aussi se trouver dans la fabrication consciente du fantasme, et pas seulement sa consommation. Ok pour l’arrêt du micro-short, mais à quand une p’tite projection des Liaisons Dangereuses en cours (et dans la vie…) ?

Lily

Ah les p'tites femmes de Pigalle…

30 novembre 2009

J’vois que le we a encore été bon… T’as essayé le sport ?

Tiens ma Lily, spéciale dédicace (sans t’oublier, toi le grand Serge…)
Je m’en vais voir les p’tites femmes de Pigalle
Toutes les nuits j’effeuille les fleurs du mal
Je mets mes mains partout, je suis comme un bambin
J’m'aperçois qu’en amour je n’y connaissais rien

Je m’en vais voir les p’tites femmes de Pigalle
J’étais fourmi et je deviens cigale
Et j’suis content, j’suis content, j’suis content
J’suis content, j’suis cocu mais content
;)

Pigalle la nuit… Et le jour?

30 novembre 2009

Pigalle la nuit, c’est le titre d’une nouvelle série sur Canal+, mais c’est aussi l’histoire d’une femme, vedette d’un sex shop, et de son frère qui lui court après pour la sauver… Encore quelqu’un qui court… Le lapin n’est jamais bien loin (cf article J-2 course en escarpins !)

Pigalle… Un nom qui fascine, un quartier encore emprunt des odeurs, des bruits et des couleurs du vice, des bandits et du passage des égarés. Ils fascinent ceux-là. Egarés dans l’alcool, le saxo, les rêves qui font mal, les paillettes des caves secrètes et les plaisirs payants. Et encore une fois, ma question est pourquoi ? Pourquoi sommes-nous sans cesse spectateurs ravis de ce possible obscur qui nous guette?
Je crois qu’on est tout simplement fans de drames. Addict aux micros drames, shootés aux drames existentiels, avides de j’ai-pas-payé-ma-facture-à-temps, j’vais-avoir-un-pv-mais-j’me-mets-là-quand-même, ce-mec-est-stupide-mais-je-vais-au-rdv-on-sait-jamais. Si on sait toujours, mais on aime bien se mentir un coup, pour se donner de quoi être énervé quand le drame arrive, histoire de vérifier qu’on est bien là. On menace par frissons maîtrisés, notre petit confort, pour mieux le retrouver.
Pierre qui roule n’amasse pas mousse, peut-être. Mais pour une petite sieste, la mousse c’est parfois bien agréable, pourquoi rouler si vite alors?… Ce que je veux dire, c’est qu’on est tous à revendiquer un peu de sincérité, d’authenticité, mais qu’on ne sait pas quoi en faire quand ça vient trop facilement. Non, ce qui nous fait vibrer, c’est quand notre côté Pigalle s’en mêle, parce qu’après tout, le beau aime se sentir beau. Et pour lui laisser la place qu’il exige, il ne faut pas le mesurer à du mignon ou du gentillet.
En tout cas, il me semble que dans les films, on nous le présente comme ça! C’est toujours une grosse tâche de noir qui annonce la couleur à venir, la preuve en images :

En gros, arrêtons de craindre le petit monstre en nous, le beau qui nous attend a besoin de lui pour se sentir désiré et prendre sa place. Pigalle de nuit, Pigalle de jour, le monde de Candy peut attendre encore, et pour rester avec Adèle (vidéo plus haut), le train pour un ailleurs aux couleurs du réel, le seul valable finalement, est en marche. Pigalle la nuit, à y repenser aussi le jour…

Lily

Réponse à Stan… Les dessous du père Noël!

24 novembre 2009

tombstoneCher Stan, c’est curieux, mais ton billet ne me surprend pas… En tout cas, ce we, nous étions « connectés » ! J’allais justement écrire sur cette chère famille Noël. Figure-toi qu’une amie m’a décrété que je croyais encore au bonhomme rouge (alors que je racontais quelque chose de très sérieux tu imagines…), et ça m’a perturbée. Moi, le père Noël, je n’y ai (presque) jamais cru. Alors j’ai quand même fini par me poser des questions, et j’ai découvert que je m’étais menti, et qu’ils étaient plusieurs dans ma vie ! Bon, ils ne s’appellent pas tous toujours Noël, mais le phénomène récurrent est bel et bien là.

Laissons de côté la barbe blanche et le traîneau, si je reprends les données de façon basique, un homme, plutôt bon vivant, qui connaît mes désirs sans que je ne lui en ai parlé directement, attend que je sois enfin endormie pour venir me voir et repartir ni vu ni connu par la cheminée… En gros, Santa Claus, c’est ma première Love Story foireuse, le package racontable de la frustration d’adulte, parce que franchement, aucun enfant normalement constitué n’irait chercher ça tout seul!

noel-au-soleilOn croit au Père Noël parce que c’est dans notre ADN de désirer ce qui ne tient pas la route. Un symbole de notre paradoxe existentiel ? Possible… Et c’est peut-être pour ça qu’il nous touche à n’importe quel âge, bien qu’on sache toujours au fond que ça ne colle pas cette histoire. Non, ce qui fait que l’on y croit, c’est encore une fois qu’on voudrait être aimé de quelqu’un qui nous accorde un infime intérêt, qui fait passer pour des merveilles. Ceci dit, le père Noël a peut-être bien un cadeau pour nous. Lui qui réussit à se faire aimer de la terre entière depuis des siècles, ce qu’il a à offrir de plus évident, c’est sa technique de séduction, dont on peut déjà identifier les grands principes :
-Se faire rare (une apparition par an)
-S’habiller de façon singulière, (avec une couleur plutôt remarquable )
-S’adresser aux gens dans leur sommeil et se faire une image accessible tout en restant intouchable (arriver par des moyens bizarres et repartir par l’issue la plus improbable).
Bon ben, on dirait que dans un monde pour gens normaux, se faire désirer, c’est pas gagné ! Merci papa Noël, et quand tu descendras du ciel, il faudra qu’on ait une petite conversation…

Enfin pour les messieurs que cette interprétation laisserait encore sceptiques, vous pouvez toujours écouter les conseils de Stan et cliquer sur les dessous de Noëlle. On verra si tout cela n’est pas qu’une histoire de désir…

Lily

Petites précisions sur l’histoire de Papa Noël :
r_santa-claus-ad-coca-colaDes histoires dans l’histoire, la vie de Papa Noël n’est pas si simple à retracer. Le Père Noël apparaît assez tard en France, par rapport à son collègue américain, plus couramment appelé Santa Claus, lui-même déformation du néerlandais Sinter Klaas, lui-même dérivé du St Nicolas, délaissé par les européens. Ce dernier portait déjà un grand manteau, une barbe, et venait en aide aux enfants en danger. Le père Noël est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, ainsi que du dieu celte Gargan, (qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. 3 grandes étapes pour en arriver au personnage que nous connaissons bien :
-Le 23 décembre 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème intitulé A Visit from St Nicholas, où un lutin dodu et sympathique parcours le pôle Nord en traîneau pour distribuer des cadeaux aux enfants.
-1860, le journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly représente Santa Claus vêtu d’un costume orné de fourrure blanche et d’une large ceinture de cuir.
-1931 Coca-cola reprend dans une publicité l’image du Père Noël et en propulse la popularité.

Les dessous de Noëlle

23 novembre 2009

Juste un petit mot pour dire que « je me marre » en regardant en boucle les Dessous de Noëlle! Voilà!

Parce que vous ne le saviez peut-être pas, mais papa Noël a une fille: Noëlle! (qui n’a de ressemblance avec son père que son prénom…)
D’après ce que j’ai compris, pour Noëlle, le pays des merveilles, c’est ennuyeux… Prise d’une folle envie de découvrir la grande vie, la jolie blondinette s’est enfuie avec son ami le lutin, découvrir Paris.

C’est complètement décalée, original, et franchement, je me marre !
D’ailleurs voici la première vidéo

bonne journée,
Stan